Sur le vif du Festival de la Voix de Châteauroux

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Quatre questions à Michel Musseau, compositeur, auteur de la pièce LE JARDIN DES SIMPLES, CANTATE BOTANIQUE, créée au Festival de la Voix.

1. Comment s’est passée la rencontre avec les chœurs ?

J’ai rencontré une fois chaque chœur, enfants et adultes. Nous avons établi un dialogue qui a permis des modifications, des adaptations. J’ai souvent écrit pour des enfants, des amateurs. c’est important de simplifier, il ne faut pas confondre intelligence et complexité.
Mais je n’ai pas cherché la facilité. Il faut avoir la même exigence avec des amateurs et des pro car il faut faire sentir que le plaisir de la musique passe aussi par le travail.

2. Comment s’est créée l’œuvre autour de l’herbier ?

Je suis sensible à l’écologie, au bocage. Hildegarde m’a plongé au cœur du XII e siècle et j’ai aimé le lien entre la musique et les plantes. J’ai choisi de travailler sur le traité de recettes liées aux maladies de l’âme. Il me fallait trois chanteuses, car il y a trois femmes derrière le personnage d’Hildegarde : la poétesse, la phytothérapeute et l’abbesse.
Et au delà de ces trois femmes, il y a aussi trois langues, trois matériaux sonores avec lesquelles j’ai joué : le latin, l’allemand et le français.

4.  Quel est votre univers musical ?

Je viens du théâtre, de la danse, de la chanson, de la radio, du cirque… . Je ne veux pas faire d’autres métiers, comme l’enseignement par exemple, mais de la composition, uniquement de la composition. Donc je ne peux pas faire que du contemporain, car pas assez diffusé pour permettre d’en vivre.
Et je trouve la liberté à travers la diversité .

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